Skip to content
Go To Agency
Le journal

IA & Tech · 12 juin 2026 · mis à jour le 17 octobre 2026 · 12 min de lecture

Kickbacks.ai : de la pub dans le spinner de Claude Code, anatomie d'un land-grab sans bail

Le 11 juin 2026, Andrew McCalip a lancé Kickbacks : une extension qui remplace le spinner de Claude Code par une publicité vendue aux enchères et reverse une part des revenus au développeur. Nous avons lu son code le lendemain. Quatre mois plus tard : ce qu'elle rapporte, ce qu'a trouvé une revue de sécurité indépendante, les alternatives, et le risque de plateforme.

En bref

  • Lancé le 11 juin 2026 par Andrew McCalip (ShiftKeys Inc), Kickbacks remplace le spinner de Claude Code par une ligne publicitaire vendue aux enchères et partage les revenus avec le développeur. Le message de lancement affiche 8,28 millions de vues ; le Show HN a fait 2 points.
  • La voie terminal utilise deux réglages documentés par Anthropic (spinnerVerbs, statusLine). La voie VS Code modifie le bundle de l'extension d'Anthropic et assouplit sa Content Security Policy.
  • Une revue de sécurité publiée le 28 juin 2026 a trouvé une recherche de mise à jour toutes les 90 secondes avec une clé publique vide, donc aucune signature jamais vérifiée, et des modifications réappliquées toutes les 60 secondes.
  • Les paiements ont ouvert après le lancement, par Stripe Connect Express avec un seuil de 10 dollars ; la revue a mesuré 2,24 dollars après quatre jours d'usage.
  • Précédent : les pubs npm de 2019 ont duré neuf jours, puis npm les a refusées et a livré npm fund. Anthropic a écrit que Claude restera sans publicité.

Quand Claude Code travaille, il affiche une petite ligne animée, « Baking… », « Discombobulating… », que des développeurs fixent des heures par jour. Andrew McCalip a regardé cette ligne et y a vu un panneau publicitaire vide. Le 11 juin 2026, il a lancé Kickbacks : une extension qui vend ce spinner aux enchères, affiche une ligne sponsorisée à la place des verbes d'attente et reverse une part des revenus au développeur qui la regarde. Slogan au lancement : « Get paid for waiting. »

Le message de lancement sur X, publié le 11 juin 2026 à 12 h 32 UTC, affiche 8 282 920 vues, 13 206 j'aime et 830 citations sur son compteur public (relevé le 17 octobre 2026). Des concurrents sont apparus en deux jours. Et tout l'édifice repose sur une réalité que personne ne peut ignorer : Kickbacks est construit sur le produit d'Anthropic, sans accord, quatre mois après qu'Anthropic a écrit que « Claude restera sans publicité ».

Nous avons lu le bundle de l'extension le 12 juin 2026, le lendemain du lancement, et publié ce texte le soir même. Cette version a été revue le 17 octobre 2026 : ce qui a changé depuis juin est dans la section suivante, et chaque chiffre porte désormais sa source et sa date.

Ce qui a changé depuis juin

  • Les paiements ont ouvert. Ils n'existaient pas au lancement. En juillet, ils passaient par Stripe Connect Express, avec un solde minimum de 10 dollars, et une pub devait rester visible au moins cinq secondes pendant une requête lancée par le développeur pour compter, selon la lecture des conditions de Kickbacks par AdGuard (22 juillet 2026).
  • Une revue de sécurité indépendante a confirmé le risque que nous signalions. Le 28 juin 2026, Southside CHI Solutions a constaté que l'extension interroge un serveur distant toutes les 90 secondes pour installer une nouvelle version, que la clé publique censée vérifier ces mises à jour est une chaîne vide, donc que la signature n'est jamais contrôlée, et qu'elle réapplique ses modifications du bundle de Claude Code toutes les 60 secondes si on les retire.
  • L'argent est réel, et faible. La même revue cite l'API de Kickbacks à cette date : 109 189 dollars gagnés au total par 18 665 développeurs inscrits, et 2,24 dollars pour son propre compte de test après quatre jours d'usage actif, soit environ trois semaines pour atteindre le seuil de 10 dollars.
  • L'extension a changé d'adresse. La revue indique que la fiche d'origine a été retirée du Marketplace et que Kickbacks est revenu sous un nouveau nom d'éditeur et un nouvel identifiant d'extension. Le 17 octobre 2026, kickbacks.ai s'installe avec npx -y @kickbacksai/install, prend aussi en charge l'extension OpenAI Codex pour VS Code et nomme ShiftKeys Inc comme société éditrice.
  • Anthropic n'a toujours rien dit publiquement de cette extension, à notre connaissance ; AdGuard faisait le même constat en juillet.

Le fondateur : un ingénieur qui sait fabriquer du bruit

Andrew McCalip n'est pas un inconnu. À l'été 2023, alors ingénieur chez Varda Space Industries, il est devenu célèbre sur internet avec l'une des tentatives les plus suivies de réplication du LK-99, le supposé supraconducteur à température ambiante, en documentant chaque étape en public sur X ; The Register citait ses questions sur la recette d'origine le 7 août 2023. Le LK-99 n'a jamais été confirmé comme supraconducteur, mais le personnage était lancé : l'ingénierie comme contenu, capable de transformer un projet technique en feuilleton public en quelques jours.

Kickbacks appartient à ShiftKeys Inc, la société nommée en pied de page de kickbacks.ai, et le lancement est passé par le compte X personnel de McCalip, pas par un canal d'entreprise. Kickbacks ressemble moins à un produit d'entreprise qu'à un coup : rapide, culotté, parfaitement minuté.

Le principe : transformer l'attente en inventaire publicitaire

La capture en haut de cette page montre la page d'accueil de Kickbacks le lendemain du lancement, avec son bulletin daté du 12 juin 2026 (kickbacks.ai).

Le modèle est simple. Les annonceurs enchérissent sur l'emplacement, dans une enchère ouverte. L'unité de vente est un bloc de 1 000 impressions d'une ligne sponsorisée. Au lancement, le développeur qui affiche les pubs se voyait promettre 50 % des revenus, la part annoncée dans le message de lancement. Le 17 octobre 2026, l'estimation de kickbacks.ai affiche 2,00 dollars le bloc de 1 000 impressions, avec une enchère minimale de 0,50 dollar, et la page d'accueil n'annonce plus de pourcentage.

La réalité du lancement était plus modeste, et il faut le dire. Le 12 juin, le bulletin de la page d'accueil (capture en haut de cette page) annonçait « Stripe payouts are coming, possibly within 48 hours for big accounts », et une réponse dans le fil principal de Hacker News indiquait que les paiements passeraient par Stripe Connect, alors presque prêt. Premier retour public de testeur, dans le même fil : environ 3 heures d'utilisation, 407 impressions, 4,43 dollars, « sans vrai annonceur pour l'instant ». Chiffres auto-déclarés, non versés, à mettre en face d'un abonnement Claude qui peut coûter 200 dollars par mois.

Un signal mérite pourtant l'attention. Moins de 14 heures après le lancement, un développeur tiers promouvait déjà un terminal de données pour les acheteurs de pubs : carnet d'ordres, consommation des blocs, calcul d'enchère contre la moyenne pondérée. Son instantané, posté dans un fil Hacker News : environ 943 impressions par minute, une enchère haute vers 111 dollars, un plancher de diffusion à 31 dollars. Non vérifié, mais quand des outils spéculatifs naissent autour d'un marché en une journée, c'est que le marché existe, au moins comme objet de curiosité.

Sous le capot : ce que disait le code le 12 juin

Nous avons lu le bundle de l'extension le lendemain du lancement. Le produit s'appelait Vibe Ads avant son changement de nom, et le code en gardait la trace partout : fichiers sous ~/.vibe-ads/, marqueurs /* VIBE-ADS-START */, commandes internes préfixées vibe-ads.*.

Techniquement, l'extension attaque deux surfaces de solidité très inégale.

La voie solide : le terminal, par des réglages officiels

Pour la ligne de commande, Kickbacks ne bricole rien : il modifie votre ~/.claude/settings.json pour y poser deux champs qu'Anthropic documente dans sa référence des réglages. spinnerVerbs ajoute ou remplace les verbes affichés pendant un tour, et la ligne sponsorisée prend leur place. statusLine exécute une commande qui affiche une ligne sous la saisie, ici la pub cliquable. Finesse appréciable : si vous aviez déjà une ligne de statut personnalisée, l'extension la sauvegardait et l'enchaînait, votre affichage d'origine continuait de tourner sous la pub, et la restauration était propre. De la bonne ingénierie, bâtie sur des fonctions prévues pour cela.

La voie fragile : modifier l'extension d'Anthropic

Pour le panneau VS Code et Cursor, aucune voie n'est prévue, alors Kickbacks modifie le bundle de l'extension d'Anthropic elle-même : sauvegarde à l'octet près du fichier d'origine, repérage du tableau de verbes dans le code minifié, injection d'un bloc qui affiche la pub dans le spinner. Le webview de Claude Code est livré avec une Content Security Policy stricte qui bloque les connexions réseau. Pour que la pub puisse parler à son serveur local de comptage, Kickbacks assouplit cette politique. Les commentaires du code que nous avons lu indiquaient que cet assouplissement reste en place à la désactivation de l'extension et n'est retiré qu'à la désinstallation. La revue du 28 juin a confirmé de son côté l'assouplissement, un canal ouvert vers la machine locale ; elle n'a pas testé ce qui se passe après désactivation.

Le comptage est étonnamment soigné : un serveur local reçoit les événements d'impression et de visibilité, une pub doit rester au moins 5 secondes à l'écran pour être créditée, et un détecteur d'inactivité surveille la date de modification du fichier de transcription de Claude Code : 90 secondes sans écriture et le comptage s'arrête. Un chien de garde distingue même « l'utilisateur travaille mais nos pubs ne s'affichent plus » (réparation) de « l'utilisateur est parti déjeuner » (ne rien faire).

Trois problèmes que la sécurité ne pardonne pas

1. Affaiblir une barrière de sécurité dans le produit d'un autre. Assouplir la Content Security Policy de l'extension d'un tiers, c'est affaiblir une protection qu'Anthropic a conçue pour ses utilisateurs, sans leur consentement éclairé.

2. Une mise à jour non vérifiée toutes les 90 secondes. L'extension interroge un serveur de mise à jour toutes les 90 secondes et installe de nouvelles versions hors de la revue du Marketplace. Le jour même du lancement, un commentateur de Hacker News qui avait lu ce code soulevait exactement ce point : aucune vérification de signature, donc un serveur compromis atteindrait toutes les machines équipées en quelques minutes. La revue du 28 juin en a donné la raison : la clé publique embarquée est vide. Un risque classique de chaîne d'approvisionnement, sur la machine qui détient d'ordinaire le plus d'accès dans une entreprise.

3. Modifier le produit d'un autre éditeur sans autorisation. Kickbacks indique lui-même ne pas être affilié à Anthropic, Microsoft, OpenAI ni GitHub, ni approuvé par eux (cité par AdGuard). Les fichiers d'Anthropic sont donc modifiés sans aucun accord, et le développeur qui installe l'extension porte seul l'exposition aux conditions d'Anthropic.

La réception : virale sur X, froide sur Hacker News

La géographie du bruit est instructive, car elle contredit l'intuition.

CanalCompteur public, relevé le 17 octobre 2026
Message de lancement sur X (11 juin)8 282 920 vues, 13 206 j'aime, 830 citations
Fil principal de Hacker News (11 juin)19 points, 12 commentaires
Second fil (11 juin)15 points, 2 commentaires
Show HN (12 juin)2 points, 0 commentaire

Huit millions de vues d'un côté, un Show HN à deux points de l'autre. Le grand public tech adore le spectacle ; la communauté qui installerait vraiment l'extension est restée froide, et quand elle a parlé, c'était pour pointer la mise à jour non signée. Le produit fait parler de lui bien au-delà du cercle de ses utilisateurs potentiels, la marque de fabrique de McCalip depuis le LK-99.

Les alternatives, dont une qui s'est fait sa propre publicité

La niche s'est remplie à une vitesse record.

  • IdleAds (idleads.dev) a été posté sur Hacker News le 12 juin par un fondateur se présentant comme Abhi, avec 70 % pour les développeurs (et 90 % comme objectif affiché), un contrôle des impressions côté serveur et aucune modification de l'éditeur. Le message a fait 1 point. Le même jour, le commentaire qui recommandait IdleAds dans le fil de Kickbacks venait du même pseudonyme, sans le dire : de l'astroturfing au premier degré, dans un marché vieux d'un jour.
  • Idlen (idlen.io, Idlen Inc) propose une extension pour VS Code, Cursor et Windsurf ainsi que des extensions Chromium et Firefox, et annonce 70 % pour les développeurs. Pour cibler les pubs, il analyse votre package.json sur votre machine et envoie des mots-clés, selon sa propre page (17 octobre 2026). Le site ne nomme aucun fondateur.
  • Bacon (geturbacon.dev) a été présenté en Show HN le 17 juin 2026, avec la même promesse : une régie qui paie les développeurs pendant que Claude travaille.

Avant d'installer l'un d'eux, posez les mêmes questions que pour Kickbacks : modifie-t-il les fichiers d'un autre éditeur, comment se met-il à jour, et cette mise à jour est-elle signée avec une clé qui existe vraiment.

Le précédent : npm, août 2019

Cette histoire a déjà eu lieu. Le 19 août 2019, Feross Aboukhadijeh, mainteneur de StandardJS, lance funding, un package qui affiche un message de sponsor dans le terminal pendant les installations, avec Linode et LogRocket comme sponsors. La réaction est immédiate : les développeurs refusent des pubs dans leurs journaux d'installation, et Linode retire la sienne. Le 28 août, Feross met fin à l'expérience, neuf jours après son début, en écrivant que « terminal ads seem like they have a limited lifetime » : les pubs dans le terminal semblent avoir une durée de vie limitée.

npm annonce ensuite qu'il n'acceptera plus les packages qui affichent des publicités à l'exécution, à l'installation ou par des scripts npm, comme le rapporte InfoQ le 31 août 2019. Et en novembre 2019, npm 6.13.0 livre sa propre réponse, la commande npm fund, qui liste les dépendances en recherche de financement (The Register, 6 novembre 2019). Sept ans plus tard, Kickbacks rejoue la même pièce, sur une scène qui appartient à un propriétaire encore plus puissant.

Anthropic : la fenêtre est ouverte, et le propriétaire a déjà dit non

C'est le paradoxe central du dossier, et il est documenté des deux côtés.

D'un côté, aucune contre-mesure visible. Le journal des versions de Claude Code, lu jusqu'à la version 2.1.302 le 17 octobre 2026, ne contient aucune entrée sur la publicité ni sur le blocage des modifications par des tiers. Une version récente, la 2.1.296, a même corrigé le réglage claudeCode.spinnerVerbs de l'extension VS Code pour que settings.json le valide. Anthropic continue d'entretenir les surfaces mêmes que Kickbacks utilise.

De l'autre, la doctrine et le précédent. Le 4 février 2026, Anthropic a publié « Claude is a space to think » : « Claude will remain ad-free », Claude restera sans publicité. Les spots publiés pour le Super Bowl LX, joué le 8 février 2026, portaient la phrase « Ads are coming to AI. But not to Claude. » (heise online, 5 février 2026), quelques semaines après l'annonce par OpenAI, le 16 janvier 2026, d'un test de publicités dans ChatGPT pour les utilisateurs gratuits et Go aux États-Unis (Bloomberg Law). Et côté application des règles, le précédent existe : le 19 mars 2026, l'outil de code open source OpenCode a fusionné une modification intitulée « anthropic legal requests », qui retirait sa connexion par abonnement Claude Pro/Max et son module d'authentification Anthropic. Quand Anthropic veut fermer une porte de son écosystème, elle ne pousse pas une mise à jour, elle envoie un courrier.

Le vrai risque pour Kickbacks n'est donc pas un changement technique dans la prochaine version de Claude Code. C'est le jour où Anthropic décide soit d'interdire, soit, scénario plus cruel, d'exploiter cet emplacement elle-même, comme npm avait répondu aux pubs du terminal en livrant npm fund. Un produit construit sur le terrain de quelqu'un d'autre, sans bail, ne négocie jamais son préavis.

Notre lecture : quatre leçons au-delà de l'anecdote

Ce qui suit est notre analyse.

1. La vitesse d'exécution est devenue l'avantage par défaut. Kickbacks a transformé une observation banale, des développeurs fixent un spinner, en enchère qui fonctionne en quelques semaines, et ses clones sont arrivés en quelques jours. Dans les outils IA, la fenêtre entre « idée évidente » et « niche encombrée » se compte en jours.

2. La diffusion ne valide pas le produit. Huit millions de vues et un Show HN à deux points racontent deux histoires différentes. Le bruit mesure la qualité du spectacle, pas l'adoption. Le seul chiffre qui compte, ce sont les gens qui installent, reviennent et paient, ou ici, sont payés.

3. Ne construisez jamais votre valeur centrale sur une surface que vous ne contrôlez pas. C'est la leçon npm 2019, la leçon OpenCode, et probablement la leçon Kickbacks. Une intégration dans le produit de quelqu'un d'autre peut être un canal d'acquisition ; c'est une mauvaise fondation. Nous appliquons la même règle à nos propres produits : le domaine, l'audience et les données doivent nous appartenir, et les plateformes se traversent, elles ne s'habitent pas.

4. L'attention n'est pas l'intention. Mettez la casquette de l'annonceur : le spinner offre beaucoup d'attention et presque aucune intention. Le développeur qui fixe cette ligne attend la fin d'une génération, il ne cherche pas un fournisseur. L'estimation de 2,00 dollars les mille impressions affichée par kickbacks.ai en octobre dit comment le marché valorise cet état d'esprit. Avant d'acheter un nouvel inventaire parce qu'il fait parler, demandez-vous qui regarde, dans quel état d'esprit, et ce que vous mesurerez ensuite.

Sur les modèles d'Anthropic eux-mêmes, leurs prix et leurs garde-fous, voyez notre article sur Claude Opus 5.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que Kickbacks.ai exactement ?

Une extension lancée le 11 juin 2026 par Andrew McCalip, éditée par ShiftKeys Inc, qui remplace la ligne d'attente de Claude Code par une ligne sponsorisée vendue aux enchères. Le développeur qui affiche les pubs touche une part des revenus ; le message de lancement promettait 50 %. Le 17 octobre 2026, son site mentionne aussi l'extension OpenAI Codex pour VS Code.

Kickbacks est-il dangereux à installer ?

Sur une machine qui détient des accès ou du code client, nous ne l'installerions pas. Sur VS Code et Cursor, il modifie les fichiers de l'extension d'Anthropic et assouplit sa Content Security Policy. Une revue de sécurité publiée le 28 juin 2026 a constaté qu'il cherche une nouvelle version toutes les 90 secondes et que la clé publique censée vérifier ces mises à jour est vide : rien n'est vérifié. La voie terminal est plus propre, elle ne pose que deux réglages documentés de Claude Code.

Combien rapporte réellement Kickbacks ?

Peu. Le premier testeur public a déclaré 4,43 dollars pour environ trois heures le jour du lancement, avant l'ouverture des paiements. La revue du 28 juin a mesuré 2,24 dollars après quatre jours d'usage actif, pour un paiement minimum de 10 dollars par Stripe Connect Express, et cité 109 189 dollars gagnés au total par 18 665 développeurs inscrits à cette date.

Anthropic a-t-elle réagi à Kickbacks ?

Pas publiquement au 17 octobre 2026, à notre connaissance. Anthropic a écrit que Claude restera sans publicité (4 février 2026), et en mars 2026 l'outil OpenCode a retiré sa connexion par abonnement Claude après ce que sa modification appelle des demandes légales d'Anthropic. La fenêtre est ouverte, pas garantie.

Quelles alternatives à Kickbacks ?

IdleAds (posté sur Hacker News le 12 juin 2026, 70 % pour les développeurs), Idlen (extensions VS Code, Cursor, Windsurf et navigateur, 70 % pour les développeurs, ciblage à partir de votre package.json) et Bacon (Show HN du 17 juin 2026). Vérifiez pour chacun les trois mêmes points : modifie-t-il les fichiers d'un autre éditeur, comment se met-il à jour, et la mise à jour est-elle signée.

Pourquoi comparer Kickbacks aux pubs npm de 2019 ?

Parce que le scénario est presque identique. En août 2019, le package funding affichait des messages de sponsors pendant les npm install ; neuf jours plus tard, son auteur arrêtait l'expérience, npm annonçait refuser les packages qui affichent des pubs, et en novembre npm livrait sa propre commande de financement, npm fund. La plateforme peut fermer le canal, ou décider de l'exploiter elle-même.

À lire aussi

  1. 28 juillet 2026Claude Opus 5 : l'Opus de juillet 2026, au prix de l'ancien, passé au banc d'essaiIA & Tech · 6 min de lecture
  2. 20 juin 2026GLM-5.2 : le modèle open-weights de Z.ai, son prix, ses benchmarks et ce qui l'a remplacéIA & Tech · 7 min de lecture
  3. 12 octobre 2026Le renouveau de Go To Agency : nous ne vendons plus de servicesGo To Agency · 6 min de lecture

Votre projet est décidé ?

Présentez-le par écrit. Nous lisons tout, puis nous répondons.

Présenter un projet