Un site de collectivité n'est pas un site vitrine avec un logo différent. Il publie des actes, il engage la responsabilité de la structure, il doit rester lisible par tout le monde, et il doit pouvoir être tenu par un secrétariat qui a déjà autre chose à faire. Voici ce que nous regardons avant de chiffrer quoi que ce soit, ce que la commande publique change au calendrier, et les situations où nous ne sommes pas le bon prestataire.
Ce qu'un site de collectivité doit faire tourner toute l'année
Un site communal porte des contenus qu'aucun site d'entreprise ne gère : comptes rendus et procès verbaux de conseil, délibérations, arrêtés du maire, avis d'enquête publique et affichages d'urbanisme, consultations en cours, agenda des manifestations, annuaire des services et horaires d'ouverture, information d'urgence quand une route est coupée ou l'eau déclarée non potable. Chacun a ses contraintes propres. Certains doivent rester consultables longtemps. D'autres sont datés et doivent quitter la page d'accueil sans disparaître des archives. D'autres encore doivent pouvoir être publiés en quelques minutes, un dimanche soir, par la personne qui est disponible ce jour là. La question technique passe donc après une question d'organisation : qui publie, avec quelles habilitations, et à quel moment. Nous commençons par cet inventaire. Types de contenus réellement produits, fréquence, durée de vie, service émetteur, personne qui saisira. Le modèle de données du site en découle, et pas l'inverse. Un site qui oblige à recomposer une mise en page à chaque compte rendu finit par être délaissé : la commune se rabat alors sur une page unique de liens PDF, que personne ne retrouve et que les moteurs de recherche exploitent mal. C'est précisément ce que le cadrage sert à éviter.
L'accessibilité se traite pendant la conception, jamais en rattrapage
Les organismes publics relèvent en principe d'une obligation d'accessibilité numérique, dont le périmètre exact et les échéances sont fixés par les textes. Le principe est stable : évaluer le site au regard du référentiel général d'amélioration de l'accessibilité, publier une déclaration indiquant le niveau de conformité constaté et les contenus non conformes, mentionner ce niveau sur le site, tenir un schéma pluriannuel et un plan d'actions. Les modalités et les versions du référentiel évoluent : faites valider le cadre applicable par vos services ou auprès des ressources officielles de l'État, plutôt que de recopier la déclaration d'une commune voisine. Nous ne donnons pas de conseil juridique, nous appliquons le référentiel au travail de conception. La différence d'effort est là. Décider des contrastes, de la structure des titres, des étiquettes de formulaires et du parcours au clavier pendant les maquettes ne rallonge pas beaucoup le projet. Reprendre tout cela sur un site en production, avec des documents déjà déposés, revient à refaire une partie du chantier. Les écarts que nous voyons revenir sont presque toujours les mêmes : des PDF publiés en masse sans structure ni texte sélectionnable, des contrastes trop faibles, une navigation au clavier cassée par un menu déroulant, des formulaires sans étiquettes, des images informatives sans alternative textuelle. Une limite à connaître : un site livré propre se dégrade si les documents publiés ensuite ne le sont pas.
Commande publique : le calendrier du conseil rythme tout le projet
Un projet public ne se pilote pas comme un projet privé, non pas parce qu'il serait plus lent, mais parce que les moments de décision ne vous appartiennent pas. L'engagement passe par une délibération, les délibérations suivent le calendrier des séances, et une validation qui arrive juste après le conseil attend la séance suivante. Nous en tirons deux conséquences pratiques. D'abord, nous calons les jalons du projet sur vos dates de séance et non sur des semaines abstraites. Ensuite, nous préférons livrer par lots utilisables plutôt qu'une mise en ligne unique qui dépendrait d'une seule date. Côté consultation, un cahier des charges écrit reste le meilleur outil dont dispose une collectivité, même sous les seuils de procédure formalisée. Décrivez les types de contenus à publier, le nombre de communes concernées si vous êtes une intercommunalité, les téléservices existants à conserver, le niveau d'accessibilité attendu, les exigences d'hébergement, et surtout la réversibilité : export des contenus, restitution des documents, contrôle du nom de domaine. Sur les critères, une pondération qui accorde un poids réel à la valeur technique et à la maintenabilité protège mieux la collectivité qu'un classement décidé par le seul montant, qui se traduit souvent par une refonte anticipée. Les seuils, les procédures et les mentions obligatoires relèvent de votre service des marchés ou de votre centre de gestion : c'est à eux de trancher, pas à un prestataire.
Une agence à Dijon, une collectivité ailleurs : tout se traite par écrit
Go To Agency est installée au 9 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon, et nous n'avons aucun autre bureau. Nous ne le contournons pas : tout se traite par écrit, par email. Aucun rendez vous, aucun appel, aucune visioconférence, aucun déplacement, y compris pour une présentation en séance. C'est une limite claire, et elle disqualifie certains projets. Elle en sert beaucoup d'autres. Un secrétariat de mairie est rarement disponible sur un créneau imposé, un élu encore moins, et l'écrit permet à chacun de répondre quand il peut. Surtout, l'écrit laisse une trace exploitable : l'arborescence validée, les arbitrages, les remarques de recette et les textes restent retrouvables des mois plus tard, ce qui compte quand la personne qui suivait le dossier change de poste ou quand l'équipe municipale évolue. Nous répondons sous 24 heures ouvrées. Nous sommes deux et nous ne sous traitons pas : Robin Monteiro développe, en Next.js et React, Florian Loppion s'occupe du marketing digital et de la visibilité. Celui qui recommande une solution est celui qui écrit le code. Nos réalisations sont consultables et nommées : Chouchou Ribeyre, Au Petit Détail, LB Athletic, Mediavocats, Vectosolve. Elles relèvent du secteur privé, et nous préférons le dire plutôt que d'habiller une référence commerciale en référence publique.
Ce qui fait varier l'effort, et les cas où il faut choisir quelqu'un d'autre
Aucun prix n'est affiché ici, parce qu'un site public se chiffre après lecture de l'existant. Les variables sont toujours les mêmes, et vous pouvez les évaluer avant de nous écrire. Le volume d'archives à reprendre, sans commune mesure entre une collectivité qui publie en ligne depuis peu et un fonds accumulé au fil des mandats. L'état des fichiers déjà publiés, parce qu'un document numérisé de travers ne devient pas accessible par magie. Le nombre de communes concernées pour une intercommunalité ou un syndicat, qui multiplie les gabarits et les droits de publication. Les téléservices déjà en place à conserver ou à raccorder. La disponibilité du contenu rédactionnel, souvent le premier facteur de retard sur ce type de projet. Enfin la reprise d'un site existant : accès à récupérer, contenu à exporter, redirections à préparer avant la mise en ligne. Passons aux cas où nous ne sommes pas le bon interlocuteur, le savoir tout de suite fait gagner du temps. Si votre consultation impose des réunions de suivi en présentiel, une présentation devant le conseil ou une assistance téléphonique, notre fonctionnement ne convient pas. Si vous cherchez un logiciel métier, état civil, cimetière, instruction du droit des sols ou facturation périscolaire, ce n'est pas notre domaine : ces outils relèvent d'éditeurs spécialisés. Si votre cahier des charges exige des effectifs qu'une équipe de deux personnes ne peut pas fournir, dites le nous sans attendre la fin de la procédure.