Ce que le code de déontologie autorise, et ce qu'il interdit
La règle tient dans l'article 152 du décret du 30 mars 2012, modifié en août 2014 dans le sillage de la directive européenne sur les services. Les actions de promotion ont pour objet de procurer au public visé une information utile. Le démarchage, longtemps prohibé, est devenu possible dans des conditions compatibles avec les règles déontologiques et professionnelles. Mais le texte encadre l'expression elle-même : elle doit être décente et empreinte de retenue, son contenu ne doit comporter aucune inexactitude ni être susceptible d'induire le public en erreur, et elle doit être exempte de tout élément comparatif. Traduit en pages web, cela retire trois outils du répertoire habituel d'une agence. Les superlatifs de classement, premier cabinet, meilleur cabinet, numéro un sur son territoire. Les tableaux qui opposent votre offre à celle d'un confrère nommé ou reconnaissable. Les témoignages et références qui livreraient une information couverte par le secret professionnel, y compris la simple identité d'un client, sans accord écrit préalable. Ce qui reste est plus large qu'il n'y paraît, et c'est précisément la matière qu'un prospect cherche et qu'un moteur sait indexer. Vous pouvez décrire vos missions, vos secteurs de spécialité, vos outils, vos délais de restitution, votre organisation, la composition de l'équipe, la mention d'inscription au tableau de l'ordre. Une page qui dit quelles pièces vous attendez et à quelle date convainc davantage qu'un slogan, et elle ne pose aucun problème déontologique. Précision utile : nous ne sommes pas juristes. Sur un cas limite, c'est votre conseil régional de l'ordre qui tranche, et faire relire un texte avant sa mise en ligne coûte moins cher que de le retirer après.