Un site de restaurant se juge debout, sur un trottoir, en réseau moyen, entre deux personnes qui hésitent. La question n'est jamais « quelle est votre histoire », mais : c'est ouvert, il reste une table, la carte du jour dit quoi, c'est à combien de minutes. Cette section détaille ce que cherchent réellement vos clients, les obligations propres à la restauration, et comment nous menons ces projets uniquement par écrit.
Ce que vos trois types de visiteurs cherchent, et dans quel ordre
Trois profils arrivent sur le site d'un restaurant dijonnais, et ils ne cherchent pas la même chose. Le fidèle veut savoir ce qu'il y a sur l'ardoise ce midi et si vous êtes ouvert lundi. Le Dijonnais qui hésite entre trois adresses compare la carte, l'ambiance et la disponibilité du soir même, presque toujours depuis son téléphone, souvent en marchant. Le visiteur de passage, lui, arrive par Google Maps et veut surtout savoir combien de minutes le séparent de votre porte. Aucun des trois ne lira votre récit avant d'avoir obtenu ces réponses. Concrètement, le haut de page doit porter quatre informations visibles sans faire défiler : ouvert ou fermé maintenant avec les horaires du jour, accès à la carte en un seul geste, bouton de réservation, itinéraire et numéro cliquable. Le reste (le parcours du chef, les producteurs, la salle, la cave) vient ensuite, et il sera lu, mais seulement par ceux que vous avez déjà convaincus. L'erreur classique consiste à ouvrir sur un carrousel plein écran ou une vidéo d'ambiance : sur un trottoir de la rue Berbisey en 4G moyenne, cela repousse la seule information utile sous la ligne de flottaison, et le client va voir la vitrine d'à côté.
La carte en PDF, les horaires approximatifs et la fiche Google contredite
La carte en PDF est le défaut le plus répandu et le plus coûteux. Elle se télécharge au lieu de s'afficher, impose de zoomer, se lit mal sur un écran de téléphone, reste opaque pour les moteurs, et surtout personne ne la met à jour parce qu'il faut rouvrir un fichier de traitement de texte. Même problème pour la carte publiée en image. Une carte utile est du texte, organisée par service et par moment (formule du midi, ardoise, carte du soir, menu enfant, propositions végétariennes), avec les intitulés réels de vos plats. Les horaires méritent autant d'attention : le sujet n'est pas d'écrire deux plages horaires, c'est de gérer la coupure entre les services, le jour de repos, les congés annuels et les jours fériés. Un client qui trouve porte close après avoir lu « ouvert » sur votre site ne se contente pas d'être déçu, il l'écrit publiquement. Enfin, votre fiche Google Business pèse souvent plus lourd que le site dans la décision finale. Le site doit donc l'alimenter au lieu de la contredire : nom, adresse et téléphone identiques au caractère près, mêmes horaires, horaires exceptionnels réellement tenus, lien menu et lien de réservation pointant vers vos pages, photos cohérentes avec ce que le client verra en salle.
Les obligations propres à la restauration qui atterrissent sur le site
La restauration traîne des obligations d'affichage qui finissent toutes sur le site dès qu'on y publie une carte : information sur les allergènes des denrées non préemballées, origine des viandes servies, usage de la mention « fait maison » qui relève d'un cadre réglementaire précis et ne s'emploie pas comme simple argument commercial, concordance entre la carte affichée en salle et celle publiée en ligne. Si vous encaissez en ligne (click and collect, acompte de réservation, bons cadeaux), s'ajoutent des conditions générales, une politique d'annulation lisible et des règles de rétractation qui, pour les denrées périssables et les prestations fournies à une date déterminée, ne se calquent pas sur celles d'une boutique classique. La vente de boissons alcoolisées à emporter peut par ailleurs appeler ses propres mentions. Nous construisons le support technique et proposons les libellés, mais nous ne tranchons pas le fond réglementaire à votre place : faites-le valider par votre conseil ou votre organisation professionnelle, car les textes évoluent et leur application dépend de votre activité exacte. Deux points passent presque toujours à la trappe. Le consentement aux traceurs d'abord, puisque le widget de réservation et la carte Google déposent des cookies et doivent en principe attendre l'accord du visiteur. Les droits sur les photos ensuite, qui restent en principe au photographe tant qu'une cession écrite ne les a pas transférés.
Ce qui fait varier l'effort sur un site de restaurant, et donc le devis
Le premier facteur est le rythme de votre carte. Une carte stable revue deux fois par an et une ardoise réécrite chaque matin selon le marché ne demandent ni la même interface d'administration ni la même discipline de publication. Le deuxième est tout ce qui gravite autour du service : privatisation, groupes, séminaires, traiteur, brunch, vente de produits, bons cadeaux. Chacun de ces volets a son parcours et son formulaire. Vient ensuite la réservation : intégrer proprement le widget de l'outil que vous utilisez déjà n'a rien à voir avec la construction d'un canal direct gérant les horaires de service, la capacité en salle, la coupure du midi et les confirmations. Le click and collect avec paiement en ligne est encore un cran au-dessus d'un formulaire de commande réglée au comptoir. Les photos pèsent lourd aussi : si vous ne disposez que de clichés pris au téléphone sous une lumière jaune, le rendu plafonnera quel que soit le design, et organiser une prise de vue, prestataire que vous mandatez directement de votre côté, allonge le calendrier. Le multilingue est un vrai sujet à Dijon compte tenu du passage de visiteurs étrangers, mais une version anglaise crédible suppose une carte traduite par quelqu'un qui connaît le vocabulaire culinaire. Enfin, reprendre un site existant, récupérer un nom de domaine détenu par un prestataire injoignable ou migrer sans perdre vos positions ajoute du travail invisible mais bien réel.
Un projet mené entièrement par écrit, ce qui tombe bien quand on assure deux services
Vous ne serez jamais sollicité pour un rendez-vous, un appel ou une visioconférence, et vous n'aurez pas à vous déplacer : tout se traite par écrit, par email, seul format compatible avec un service à assurer midi et soir. Vous écrivez pendant la coupure ou votre jour de fermeture, nous répondons sous 24 heures ouvrées. Le point de départ est le formulaire de devis, où le plus utile est de donner d'emblée l'adresse et la capacité, les jours et horaires de service réels y compris la coupure et les congés, votre carte actuelle même simplement photographiée sur le passe, l'outil de réservation que vous utilisez et son identifiant, les photos disponibles et le nom de leur auteur, l'accès à votre fiche Google Business, votre nom de domaine et son hébergeur. Nous répondons par écrit avec le périmètre proposé, ce qu'il contient, ce qu'il ne contient pas, et le devis correspondant. La suite se déroule sur un lien de préproduction que vous ouvrez quand vous voulez, vos remarques arrivent par email, et chaque décision reste tracée noir sur blanc, ce qui évite les malentendus sur ce qui avait été dit. Vous pouvez juger notre travail sur nos réalisations, Chouchou Ribeyre ou Au Petit Détail par exemple. L'agence est installée au 9 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon et intervient uniquement à distance.