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Site internet d'étude notariale : ce que le règlement autorise vraiment

Nous concevons et reprenons les sites d'offices notariaux : prise de rendez-vous en ligne, espace client pour la transmission des pièces, articulation avec le logiciel métier. Le cadre applicable est le règlement professionnel du notariat entré en vigueur le 1er février 2024, et nous l'avons lu avant d'écrire cette page. Agence à Dijon, travail à distance et par écrit.

Règlement professionnel du notariat 20244.9/5 sur 35 avisRéponse écrite sous 24 h ouvrées

Le site a été refait sans que personne n'ouvre le règlement

Une refonte de site ne commence pas par la déontologie. Elle commence parce que le site date, parce qu'un associé est parti, parce que les clients réclament un moyen d'envoyer leurs pièces autrement qu'en pièce jointe de courriel. Le prestataire propose alors ce qu'il propose partout ailleurs : un nom de domaine avec le mot notaire dedans, une campagne de liens sponsorisés pour lancer la visibilité, un bandeau partenaire en pied de page, un robot conversationnel qui délivre une première analyse juridique. Ces quatre propositions se heurtent chacune à un texte publié au Journal officiel, et c'est la chambre des notaires qui vérifie.

1er février 2024
Entrée en vigueur du règlement professionnel du notariat
Le référencement payant
Ce que l'article 14.2 du règlement prohibe expressément
.notaires.fr
Terminaison imposée à la messagerie professionnelle sortante

Ce que nous construisons, et dans quel ordre

Un site que la chambre peut contrôler sans réserve

L'article 14.4 du règlement professionnel du notariat autorise tout office à disposer d'un site, sous réserve de se conformer aux règles déontologiques de la profession et de respecter la charte graphique et le plan de nommage arrêtés par le Conseil supérieur du notariat. Deux obligations en découlent directement. Le site ne comporte aucun encart ou bannière publicitaire autre que celui ou celle de la profession, ce qui écarte le bandeau partenaire en pied de page. Par ailleurs, l'office qui ouvre un site, y propose ses services, ou ouvre ou modifie une ou plusieurs pages web destinées aux mêmes fins sur un site internet tiers doit en informer sans délai la chambre des notaires dont il dépend. La chambre exerce ensuite un contrôle des sites internet et vérifie leur conformité aux règles de cet article, et l'article 16.2 lui confie le nommage du site. Nous construisons donc le site en fonction de ce contrôle, pas une fois qu'il est annoncé.

Prise de rendez-vous en ligne, sans franchir la ligne du conseil

Un module de rendez-vous collecte le motif, la nature du dossier, les parties concernées, puis pose un créneau sur l'agenda de l'étude. Il ne qualifie pas juridiquement la demande et ne renvoie aucune réponse de fond : l'article 2.2.2 du règlement place la réception des clients, le conseil et la consultation hors du champ de ce qu'une étude peut sous-traiter. La frontière tient à qui répond, pas au support. Nous livrons donc un outil de prise de créneau et de collecte, pas un assistant qui interprète une situation successorale à la place d'un notaire.

Un espace client où les pièces cessent de circuler en clair

Tant qu'aucun espace de dépôt n'existe, les pièces d'identité, actes d'état civil, avis d'imposition et relevés bancaires transitent par courriel. Un espace client remplace cela par un dépôt authentifié, un chiffrement en transit et au repos, une journalisation des accès, et une durée de conservation décidée à l'avance plutôt que subie. Ce n'est pas de l'archivage : les pièces y séjournent le temps du dossier, puis rejoignent le système de l'office. Le registre des traitements et l'information des personnes se rédigent avec le délégué à la protection des données, que l'article 10 du règlement rend obligatoire dans chaque office.

Une articulation avec le logiciel métier, jamais un doublon

Le dossier vit dans le logiciel de rédaction d'actes, pas sur le site. Les éditeurs du secteur, Genapi du groupe Septeo avec iNot et Kivia, Fiducial Notaires avec Signature, Fichorga avec AUTHEN.TIC, portent la chaîne réglementée : réseau REAL, Télé@ctes vers le service de la publicité foncière, dépôt au minutier central électronique. Notre travail s'arrête à la porte de cette chaîne. Nous poussons des données structurées vers l'agenda et vers le dossier existant, et nous refusons de recréer un second dossier client en parallèle, parce que le second n'est jamais tenu à jour.

Les points que nous vérifions en premier

Le nom de domaine
Interdit s'il évoque génériquement le titre ou un domaine du droit
Le bloc-marque
Logo NOTAIRES DE FRANCE imposé sur tous les supports, article 14.5
Les pièces jointes
Ce qui circule en clair tant qu'aucun espace de dépôt n'existe
Par écrit
Format de travail, réponse sous 24 heures ouvrées

Trois périmètres, tous chiffrés sur devis

Site de l'office

Sur devis
  • Nom de domaine et nommage soumis à la chambre
  • Charte graphique et bloc-marque de la profession
  • Pages honoraires, médiateur de la consommation, mentions
  • Accessibilité et performance mesurées avant livraison
Décrire le site de l'étude par écrit

Prise de créneau et espace client

Sur devis
  • Prise de créneau reliée à l'agenda de l'étude
  • Dépôt de pièces authentifié, chiffré et journalisé
  • Durées de conservation et purge automatique
  • Registre des traitements rédigé avec votre DPO
Décrire le site de l'étude par écrit

Reprise d'un site existant

Sur devis
  • Revue de conformité au règlement de 2024
  • Nom de domaine, messagerie, encarts, logotypes
  • Reprise des URL et des contenus qui fonctionnent
  • Note écrite des points à arbitrer avec la chambre
Décrire le site de l'étude par écrit

Étude notariale et internet : le cadre de 2024, ce qui se branche, ce qui ne se branche pas

Le sujet est encadré par des textes récents, et beaucoup de pages en ligne citent encore les précédents. Voici ce qui s'applique aujourd'hui, ce qu'un site d'office peut faire, où passe la frontière avec le ministère du notaire, et à quel moment il vaut mieux ne rien nous demander.

Le texte applicable a changé le 1er février 2024

Beaucoup de pages commerciales citent encore l'article 4.4.1 du règlement national des notaires. Ce règlement n'existe plus. L'arrêté du 29 janvier 2024, publié au Journal officiel du 31 janvier (texte 56 sur 173), approuve les règles professionnelles des notaires et le règlement professionnel du notariat ; son annexe précise que ces règles « viennent remplacer le règlement national/règlement intercours des notaires approuvé par arrêté de la garde des sceaux du 22 mai 2018 ». L'abrogation formelle de cet arrêté du 22 mai 2018 est prononcée, elle, par l'article 30 du décret n° 2023-1297 du 28 décembre 2023. Il est entré en vigueur le 1er février 2024, à la même date que le décret du 28 décembre 2023 qui porte le code de déontologie de la profession. Il est entré en vigueur le 1er février 2024, à la même date que le décret du 28 décembre 2023 qui porte le code de déontologie de la profession. Les dispositions qui intéressent un site sont regroupées et faciles à retrouver : article 14.1 pour les principes de communication, 14.2 pour la publicité, 14.3 pour la sollicitation personnalisée, 14.4 pour le site internet et la proposition de services en ligne, 14.5 pour les logotypes, puis 16.1 à 16.3 pour la dénomination, le nommage du site et la messagerie professionnelle. Ce socle se superpose au décret du 28 décembre 1973, dont les articles 42 à 44, réécrits par le décret du 29 mars 2019, exigent une information sincère excluant tout élément comparatif ou dénigrant, cantonnent la sollicitation personnalisée à un envoi postal ou à un courrier électronique adressé à un destinataire déterminé, et interdisent certains noms de domaine. Vérifier la date du texte que cite un prestataire est un test rapide.

Rendez-vous en ligne et espace client : où passe la frontière

Deux fonctions dominent le sujet, et elles ne posent pas les mêmes questions. La prise de rendez-vous est un problème d'agenda : capter un motif, une nature de dossier, des disponibilités, écrire un créneau quelque part sans créer une double saisie pour l'assistante. La difficulté est rarement technique, elle est organisationnelle, et la bonne réponse dépend de qui tient l'agenda de référence dans l'étude, le logiciel métier ou une messagerie partagée. L'espace client est un problème de données. Les pièces demandées aux parties, actes d'état civil, pièces d'identité, avis d'imposition, relevés, justificatifs de provenance des fonds, sont exactement le type de documents qu'on ne veut pas laisser dans une boîte de messagerie pendant des années. Sur les deux, une même limite s'impose. L'article 2.2.2 du règlement professionnel énumère ce qu'un notaire ne peut pas sous-traiter : la réception des clients, le conseil, la consultation, la négociation immobilière et la gestion locative, en plus de la rédaction et de la réception de ses actes. Un formulaire peut donc collecter et orienter, il ne peut pas répondre. Un robot conversationnel qui commente une situation successorale sort du cadre, même présenté comme informatif. Le même article autorise en revanche l'externalisation de certaines tâches administratives, dont l'archivage physique ou numérique, sous clauses de confidentialité.

Signature électronique et archivage : deux chaînes qu'un site ne remplace pas

Une confusion revient : croire qu'un portail peut porter la signature ou la conservation. Le règlement européen 910/2014 distingue trois niveaux de signature électronique, et seul le niveau qualifié ouvre la présomption de fiabilité prévue au second alinéa de l'article 1367 du code civil, dont les conditions sont fixées par le décret du 28 septembre 2017. Sa version révisée, le règlement 2024/1183 entré en vigueur le 20 mai 2024, ajoute le portefeuille européen d'identité numérique que les États membres doivent mettre à disposition de leurs citoyens. Pour l'acte authentique, la chaîne est plus stricte encore. Le décret du 26 novembre 1971, modifié en 2005, impose un système de traitement et de transmission agréé par le Conseil supérieur du notariat, et l'acte est déposé au minutier central électronique des notaires de France. Côté conservation, l'archivage à valeur probante répond à la norme NF Z42-013, reprise au plan international sous la référence ISO 14641, dont la certification NF 461 atteste l'application par audit externe. Le règlement professionnel ajoute son exigence à l'article 19 : le tiers auquel on confie l'archivage physique ou numérique doit être agréé par le service des Archives de France, et le contrat doit imposer sécurité, confidentialité et disponibilité. Les minutes, elles, sont des archives publiques, versées aux archives départementales au terme d'un délai de soixante-quinze ans fixé par le code du patrimoine.

Quand ne pas nous écrire

Comme la chambre contrôle les instruments de communication et doit être informée sans délai de l'ouverture d'un site, de la proposition de services en ligne et de l'ouverture ou de la modification de pages web tenues sur un site tiers, un projet sans relecteur interne déplace le risque, il ne le règle pas.

Oui pour le site : l'article 14.4 du règlement professionnel du notariat prévoit expressément que tout office peut en disposer, sous réserve de la charte graphique et du plan de nommage arrêtés par le Conseil supérieur du notariat, et de l'absence d'encart ou de bannière publicitaire étrangère à la profession. Non pour le référencement payant : l'article 14.2 énonce que sa pratique est prohibée, sans seuil ni exception, au même titre que le démarchage, y compris sur les réseaux sociaux. Rien n'interdit en revanche d'être trouvé dans les résultats naturels. La contrainte se déplace alors sur le contenu, qui doit respecter les principes posés à l'article 14.1, et notamment la dignité, la loyauté, la confraternité, la délicatesse, la neutralité, l'impartialité et l'objectivité, l'utilité pour le public, la cohérence et l'utilité pour l'ensemble de la profession. La chambre des notaires exerce un contrôle a posteriori des sites.

Non, et c'est un point coûteux quand il est découvert après la mise en ligne. L'article 44 du décret du 28 décembre 1973, dans sa rédaction issue du décret du 29 mars 2019, interdit l'usage de noms de domaine évoquant de façon générique le titre de la profession, un titre pouvant prêter à confusion, un domaine du droit ou une activité relevant de celles de la profession. Le règlement de 2024 ajoute son propre filtre : l'article 16.1 écarte toute dénomination faisant naître une fausse croyance sur une exclusivité de compétence territoriale ou sur un monopole fonctionnel, et l'article 16.2 confie le nommage du site au contrôle de la chambre. L'article 16.3 impose par ailleurs que l'adresse de messagerie professionnelle sortante se termine par la mention .notaires.fr, afin d'éviter toute confusion dans l'esprit du public.

Aucun texte ne vous impose un portail client, et il faut le dire avant de vendre l'idée. Le raisonnement se fait donc par le risque, pas par l'obligation. Le notaire est tenu au secret professionnel, et le règlement précise que ce secret s'étend aux correspondances, y compris électroniques. Il est par ailleurs responsable de traitement au sens du règlement général sur la protection des données, et l'article 10 du règlement professionnel rend obligatoire la désignation d'un délégué à la protection des données dans chaque office notarial. Une pièce d'identité envoyée en pièce jointe reste ensuite dans une boîte, dans les sauvegardes de cette boîte, parfois chez un hébergeur tiers. Un espace client ne rend pas une étude conforme à lui seul, mais il déplace le point de collecte vers un endroit dont vous décidez la durée de conservation.

Non, et personne d'extérieur à la chaîne notariale ne devrait s'en charger. L'acte authentique électronique relève du décret du 26 novembre 1971, modifié en 2005 : il se reçoit au moyen d'un système de traitement et de transmission de l'information agréé par le Conseil supérieur du notariat, la signature du notaire s'appuie sur la clé REAL, et l'acte est déposé au minutier central électronique des notaires de France. La procuration notariée à distance, instaurée par le décret du 20 novembre 2020 sans limitation de durée, obéit à la même logique. Nous intervenons sur ce qui précède et ce qui entoure : recueil des pièces, préparation du rendez-vous, information des parties. Pour un document qui n'est pas un acte authentique, une signature électronique qualifiée au sens du règlement européen 910/2014 est envisageable, et c'est le seul niveau qui ouvre la présomption de fiabilité du second alinéa de l'article 1367 du code civil.

Quatre situations, que nous disons avant le devis plutôt qu'après. Si l'objectif réel est d'acheter de la visibilité, le règlement ferme la porte et aucun montage ne la rouvre : le référencement payant est prohibé, le démarchage aussi, et la communication de masse indifférenciée également. Si votre éditeur métier fournit déjà un portail client relié au dossier, ajouter le nôtre crée deux endroits où déposer une pièce, donc un endroit où l'on oublie de regarder. Si personne dans l'étude ne peut tenir les contenus ni relire une page avant publication, le nouveau site vieillira exactement comme le précédent. Enfin, si votre besoin porte sur la négociation immobilière ou la gestion locative, l'article 2.2.2 les place hors du champ de la sous-traitance : cela s'organise dans l'office, pas chez un prestataire.

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Adresse du site, nom de domaine, messagerie utilisée, logiciel métier en place, remarques déjà reçues de la chambre : envoyez par écrit ce que vous avez. Vous recevez sous vingt-quatre heures ouvrées une lecture des points à corriger, de ce qui peut attendre, et de ce qui ne relève pas de nous.

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