Vous avez deux ou trois devis sur la table et des montants qui n'ont rien à voir entre eux. La vraie question n'est pas lequel est le moins cher, mais lequel décrit le même travail, et ce qu'il reste entre vos mains le jour où vous changez de prestataire. Voici comment lire ces documents ligne par ligne, et pourquoi vous ne trouverez aucun tarif affiché ici.
Ce qui fait varier le montant d'un devis, poste par poste
Un devis de site ne se lit pas au nombre de pages, mais au nombre de gabarits distincts. Trente pages qui partagent trois modèles demandent moins de travail que huit pages toutes différentes. Deuxième poste : le contenu. Textes, photos et fiches produits fournis prêts à intégrer, ou à produire, ce n'est pas le même chantier, et c'est souvent la ligne qui explique deux devis très éloignés. Troisième poste, le plus lourd : tout ce qui touche à la donnée. Un compte client, un paiement, un moteur de réservation, une connexion à votre logiciel de caisse ou à votre outil métier font passer le projet du site vitrine à l'application, avec des cas d'erreur à gérer, des tests, et une responsabilité réelle sur les données personnelles. Vient ensuite le multilingue, qui multiplie moins les pages que la structure d'URL et la maintenance. Puis la reprise d'un site existant : rattraper un historique de référencement suppose un inventaire des anciennes adresses et un plan de redirections, travail invisible mais bien réel. Enfin le niveau d'accessibilité exigé, qui n'est pas un supplément cosmétique si vous êtes une collectivité, une profession réglementée ou un acteur soumis à des obligations. Quand deux devis divergent fortement, la cause est presque toujours dans l'un de ces six postes, pas dans la marge du prestataire.
Comparer deux devis d'agence : les points à vérifier avant de signer
Mettez les deux documents côte à côte et cherchez d'abord ce qui n'y est pas. Le prix affiché couvre-t-il la conception graphique, l'intégration, les contenus, la mise en ligne, ou seulement une partie ? Combien d'allers-retours de correction sont inclus, et que se passe-t-il au septième ? Un devis sérieux dit aussi ce qu'il exclut. Vérifiez ensuite la propriété : le code, la base de données, le compte d'hébergement et le nom de domaine seront-ils à votre nom, ou à celui de l'agence ? Demandez noir sur blanc ce qui se passe à la fin du contrat, et sous quel format vous récupérez le site. Regardez ce que recouvre le mot maintenance, qui veut tout et rien dire : mises à jour de sécurité, sauvegardes avec restauration réellement testée, correction des anomalies, ou aussi des modifications de contenu, et dans ce cas quel volume par mois. Si vous refaites un site existant, cherchez la ligne redirections : si elle n'y figure pas, elle sera bâclée ou oubliée, et votre référencement le paiera. Enfin, comparez les délais et l'échéancier de paiement, pas seulement le total. Un devis un peu plus élevé qui détaille tout cela revient souvent moins cher qu'un devis d'une page dont chaque oubli deviendra un avenant.
Propriété et réversibilité : ce que vous devez pouvoir emporter en partant
C'est le point que beaucoup de clients découvrent au pire moment, celui où ils veulent changer de prestataire. Posez la question avant, et exigez une réponse écrite. Quatre choses doivent vous appartenir. Le nom de domaine, déposé au nom de votre société, avec vous comme contact propriétaire, jamais l'agence. Les accès : hébergement, zone DNS, base de données, dépôt de code, comptes de mesure d'audience et Search Console, rattachés à des adresses email de votre entreprise. Le code source, livré et transférable, développements spécifiques compris. Le contenu, textes et images, avec les droits d'usage des photos que vous avez payées. Chez nous, ces quatre points sont la règle par défaut : le client possède son code, ses accès et son nom de domaine, et peut partir avec sans demander la permission. Le vrai test n'est d'ailleurs pas la question de la propriété, à laquelle presque tout le monde répond oui, mais celle de la sortie : si vous nous remerciez demain, que récupérez-vous exactement, chez quel hébergeur le site peut-il repartir, et combien de temps prend le transfert ? Un prestataire qui répond précisément à cela vous dit aussi comment il compte vous garder : par la qualité du travail plutôt que par la serrure. Celui qui élude vous a déjà répondu.
Les formules à mensualité : ce qu'elles règlent, ce qu'il faut vérifier avant de signer
Payer un site chaque mois plutôt qu'en une fois règle un vrai problème : la trésorerie. Pour un commerce qui démarre, étaler la dépense est parfois la seule option raisonnable, et il existe des offres honnêtes de ce type. Trois questions suffisent à savoir dans quel cas vous vous trouvez. D'abord, au terme de l'engagement, le site vous appartient-il, ou l'abonnement continue-t-il indéfiniment sous peine d'extinction ? Certains de ces contrats sont en réalité des locations : vous ne cessez jamais de payer, et le jour où vous arrêtez, le site disparaît, avec son contenu, parfois avec son nom de domaine. Ensuite, faites vous-même la multiplication sur trois ou quatre ans, puis comparez au montant d'un achat ferme équivalent : la mensualité paraît petite, le cumul beaucoup moins. Enfin, que recouvre précisément cette mensualité ? Si elle finance un hébergement, des sauvegardes, des mises à jour et un volume défini de modifications, elle achète quelque chose de réel et peut se défendre. Si elle ne finance que le droit de continuer à utiliser un site déjà payé, elle achète une dépendance. Nous travaillons sans abonnement obligatoire. Et si vous en signez un ailleurs, lisez la clause de résiliation avant la ligne de prix.
Quand une plateforme en ligne ou une agence à forfait est le meilleur choix pour vous
Il existe des situations où passer par une agence sur devis est une dépense mal placée, et autant le dire franchement. Si vous testez une idée, s'il vous faut cinq pages pour exister en ligne le mois prochain, ou si votre activité tient dans une présentation et un formulaire de contact, une plateforme comme Wix ou Squarespace fait très bien le travail. Vous payez un abonnement mensuel, de l'ordre de quelques dizaines d'euros selon la formule au moment où nous écrivons, plus le nom de domaine, de l'ordre d'une dizaine d'euros par an chez un registrar grand public hors promotion de première année, et vous restez autonome sur vos modifications. Pour vendre quelques dizaines de références sans logistique particulière, Shopify est un excellent compromis : abonnement mensuel, commissions de transaction et applications complémentaires en supplément, mais un socle e-commerce éprouvé qu'il n'y a aucune raison de faire réécrire pour un catalogue de cette taille. De même, une agence qui publie des forfaits fixes convient parfaitement quand votre besoin ressemble effectivement au forfait : le cadre est clair, la décision est rapide. Et si vous voulez des réunions régulières, un interlocuteur qui se déplace ou du présentiel, nous ne sommes pas le bon choix, car nous travaillons uniquement par écrit. Notre travail devient utile pour vous le jour où le gabarit ne suffit plus.
Pourquoi vous ne trouverez pas de grille tarifaire sur cette page
Un prix affiché ne renseigne que sur une chose : le gabarit que le prestataire a décidé de vendre à tout le monde. Il est calibré pour un projet moyen qui n'existe pas, et il tient soit par des exclusions que vous découvrirez en cours de route, soit par une marge de sécurité que financent les projets simples. Nous préférons ne rien afficher et chiffrer une fois le besoin compris. Concrètement : vous décrivez votre projet par écrit dans le formulaire de devis, nous répondons sous vingt-quatre heures ouvrées, par email, avec les questions précises qui manquent, puis un devis détaillé poste par poste. Aucun appel, aucune visio, aucun rendez-vous, y compris en option. Robin Monteiro prend la partie technique, Florian Loppion la partie marketing digital, et tout passe par écrit, ce qui vous laisse une trace datée de chaque engagement pris. L'agence tient dans un bureau au 9 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon, et nulle part ailleurs. Nos réalisations, Chouchou Ribeyre, Au Petit Detail, LB Athletic, Mediavocats, Vectosolve, n'ont pas représenté le même montant parce qu'elles ne demandaient pas le même travail : gabarits, contenus, fonctionnalités et reprise d'existant y étaient différents. Un devis honnête commence par une question, pas par un tarif.