Une refonte se joue rarement sur la maquette. Elle se joue sur ce que l'on garde, ce que l'on redirige et ce que l'on abandonne. Voici la manière dont nous instruisons ces projets à Dijon et en Côte-d'Or, et ce qui sépare une refonte qui conserve ses positions d'une refonte qui repart de zéro.
Refonte complète ou intervention ciblée : la question posée avant tout le reste
Une refonte n'est pas toujours la bonne réponse, et le dire fait partie du travail. Avant d'ouvrir le chantier, nous regardons ce que le site actuel produit déjà : quelles pages reçoivent du trafic, lesquelles génèrent des demandes, quelles requêtes remontent dans la Search Console. Il arrive qu'un site ait simplement besoin d'être allégé, remis à jour et retravaillé sur quelques pages clés. Dans ce cas, une intervention ciblée est plus honnête qu'un projet complet. À l'inverse, certains signaux justifient une reconstruction : un socle technique que plus personne ne peut mettre à jour sans casser l'affichage, un empilement d'extensions qui ralentit chaque page, un affichage mobile qui n'a jamais vraiment été pensé, ou un back-office devenu si pénible que plus personne ne publie. Le vrai déclencheur est rarement esthétique. C'est le fait que le site coûte du temps à chaque modification et qu'il bloque des gestes simples : ajouter une page, modifier un formulaire, publier une actualité. Cette lecture se fait à partir de ce que vous décrivez par écrit et de ce que le site en ligne montre déjà.
Ce que l'on trouve réellement sous le capot des sites repris en Côte-d'Or
À Dijon, Beaune ou Chalon-sur-Saône, les sites que l'on nous demande de reprendre appartiennent presque toujours aux mêmes familles. Le site WordPress construit il y a plusieurs années avec un constructeur de pages, dont le thème n'est plus maintenu et dont plus personne ne connaît les accès d'administration. Le site livré par un prestataire qui a depuis cessé son activité, avec un hébergement mutualisé oublié et un nom de domaine renouvelé automatiquement chez un registrar différent. Le site Wix ou Squarespace monté rapidement au lancement, qui a rempli son rôle mais bloque dès qu'il faut une intégration métier. Et le site d'une structure publique ou associative, riche en contenu, dont l'arborescence s'est empilée au fil des mandats. Chaque cas impose un point de départ différent : récupération des accès, export propre du contenu, ou reprise d'une base de données dont la structure a été bricolée au fil des années. Cette phase de reprise en main reste invisible pour le client, mais c'est elle qui détermine si la refonte avance vite ou si elle traîne.
Refonte e-commerce sans perdre son référencement : tout se joue sur l'inventaire des adresses
C'est la crainte qui revient le plus souvent, et elle est fondée. Le risque ne vient pas du nouveau design, il vient des adresses. Sur un site marchand, l'inventaire réel dépasse largement le catalogue visible : fiches produits actives et désactivées, pages catégories, filtres indexés, pages de pagination, variantes déclinées en adresses distinctes, anciens articles de blog, images référencées dans Google Images. Avant de toucher au nouveau site, nous constituons cette liste à partir de trois sources croisées : le sitemap en place, un crawl complet du site en ligne, et les adresses réellement vues par Google dans la Search Console. Chaque URL reçoit ensuite une décision écrite : redirection vers son équivalent exact, redirection vers la catégorie parente si le produit n'existe plus, ou suppression assumée quand elle n'a jamais rien apporté. La redirection en bloc de tout l'ancien site vers la page d'accueil est le raccourci le plus courant et le plus destructeur. C'est aussi celui qui explique la plupart des chutes de trafic que l'on nous demande de rattraper après coup.
Les erreurs de refonte qui coûtent des positions, constatées sur des sites déjà refaits
Les dégâts observés après coup sont toujours les mêmes. Une préproduction protégée dont le robots.txt ou la balise noindex part en production avec le reste. Des pages qui se positionnaient bien, supprimées parce qu'elles paraissaient datées, alors qu'elles portaient les liens entrants du site. Des balises title réécrites en bloc par un thème qui impose son propre gabarit. Des images renommées et redimensionnées sans conserver leurs anciennes adresses. Des données structurées perdues sur les fiches produits ou les pages d'avis. Un changement de structure d'URL décidé en cours de route, après validation du plan de redirections. Et le classique : la mise en ligne lancée un vendredi soir, sans personne pour lire les rapports d'erreurs du week-end. Aucune de ces erreurs n'est spectaculaire au moment où elle est commise. Elles se voient plus tard, quand les positions ont déjà bougé et qu'il faut reconstituer ce qui existait avant, souvent à partir d'archives incomplètes.
Ce qui fait varier l'effort d'une refonte, et pourquoi cela se cadre par écrit
L'effort d'une refonte tient rarement au nombre de pages affichées. Il tient d'abord au volume d'adresses à cartographier et à l'état du contenu existant : un catalogue exportable proprement ne demande pas le même travail qu'un catalogue saisi à la main pendant des années. Viennent ensuite les intégrations à reprendre (paiement, transporteur, logiciel de caisse, outil de réservation, comptabilité), la présence de comptes clients et d'un historique de commandes à conserver, le nombre de langues, et le fait que les textes soient réutilisables ou entièrement à réécrire. S'ajoutent les contraintes propres à votre structure : une collectivité a des obligations d'accessibilité et de conservation des contenus qu'une boutique n'a pas. Tout cela se cadre par écrit : vous décrivez l'existant, ses accès et ce qui vous bloque aujourd'hui, nous répondons sous 24 heures ouvrées avec une lecture concrète du chantier et un périmètre clair, puis un devis établi une fois le besoin compris. Les projets menés pour Chouchou Ribeyre, Au Petit Détail, LB Athletic, Mediavocats ou Vectosolve ont tous commencé par un échange écrit, sans réunion préalable.