Un site de commune n'est pas un site vitrine avec un blason. Il publie des actes, il engage la responsabilité de la collectivité, il doit rester lisible par tout le monde, et il doit pouvoir être tenu par un secrétariat qui a déjà autre chose à faire. Voici ce qu'un site essentiel contient et ce qui peut attendre, ce que nous regardons avant de chiffrer, ce que la commande publique change au calendrier, et les situations où nous ne sommes pas le bon prestataire.
Ce que contient le site d'une petite commune, et ce qui peut attendre
Le socle d'une petite commune tient en peu de pages : la mairie et ses horaires, les élus et les commissions, les services et les contacts utiles, les démarches renvoyées vers les téléservices de l'État plutôt que réécrites, les actes et comptes rendus avec une archive qui se cherche, un agenda, des actualités, et un bandeau d'information urgente que l'on active en quelques minutes quand une route est coupée ou l'eau déclarée non potable.
Ce socle se livre en quelques semaines dès lors que les textes existent. Ce qui peut attendre un second lot : le raccordement à un portail famille, à une réservation de salles ou à un paiement en ligne. Ce qui relève d'un autre outil : les logiciels métier de la mairie, vers lesquels le site renvoie mais qu'il ne remplace pas. Séparer le socle de ces extensions est ce qui permet de mettre en ligne vite sans rien sacrifier : la commune dispose d'un site tenable, et décide ensuite, lot par lot, de ce qu'elle raccorde.
Ce qui peut retarder la mise en ligne, c'est ce qui manque de votre côté : les textes, les horaires à vérifier, les photos à réunir. Nous vous donnons dès le cadrage la liste exacte de ce qu'il faut rassembler.
Ce qu'un site de commune doit faire tourner toute l'année
Un site communal porte des contenus qu'aucun site d'entreprise ne gère : comptes rendus et procès-verbaux de conseil, délibérations, arrêtés du maire, avis d'enquête publique et affichages d'urbanisme, consultations en cours, agenda des manifestations, annuaire des services et horaires d'ouverture, information d'urgence. Chacun a ses contraintes propres. Certains doivent rester consultables longtemps. D'autres sont datés et doivent quitter la page d'accueil sans disparaître des archives. D'autres encore doivent pouvoir être publiés en quelques minutes, un dimanche soir, par la personne qui est disponible ce jour-là.
La question technique passe donc après une question d'organisation : qui publie, avec quelles habilitations, et à quel moment. Nous commençons par cet inventaire : quels documents la commune produit réellement, à quel rythme, combien de temps ils doivent rester en ligne, quel service les émet et qui les saisira. L'organisation du site se construit à partir de là. Un site qui oblige à recomposer une mise en page à chaque compte rendu finit par être délaissé : la commune se rabat alors sur une page unique de liens PDF, que personne ne retrouve et que les moteurs de recherche exploitent mal. C'est précisément ce que le cadrage sert à éviter.
L'accessibilité se traite pendant la conception, jamais en rattrapage
Toute commune qui a un site est soumise à l'obligation d'accessibilité numérique, quelle que soit sa taille. Le principe est stable : le site est évalué au regard du référentiel, la commune publie une déclaration qui dit ce qui est conforme et ce qui ne l'est pas, affiche ce niveau sur la page d'accueil, tient un schéma pluriannuel de trois ans au plus décliné en plans d'actions annuels, et offre aux usagers un moyen simple de signaler un défaut d'accessibilité. Nous préparons la trame de ces documents avec le site. Le référentiel et ses modalités évoluent : le cadre applicable à votre commune relève de vos services.
Toute la différence d'effort tient au moment où l'on s'en occupe. Décider des contrastes, de la structure des titres, des étiquettes de formulaires et du parcours au clavier pendant les maquettes ne rallonge pas beaucoup le projet. Reprendre tout cela sur un site déjà en ligne, avec des documents déjà déposés, revient à refaire une partie du chantier. Les écarts les plus courants sur les sites publics sont connus : des PDF publiés en masse sans structure ni texte sélectionnable, des contrastes trop faibles, une navigation au clavier cassée par un menu déroulant, des formulaires sans étiquettes, des images informatives sans alternative textuelle. Une limite à connaître : un site livré conforme se dégrade si les documents publiés ensuite ne le sont pas, car un PDF scanné sans texte reste inaccessible, quel que soit le site qui l'héberge. Vous pouvez mesurer où en est votre site actuel avec notre test d'accessibilité gratuit, à l'adresse go-to-agency.com/outils/audit-accessibilite, avant même de nous écrire.
Commande publique : le calendrier du conseil rythme tout le projet
Dans un projet public, les moments de décision ne vous appartiennent pas. Quand l'engagement passe par une délibération, les validations importantes suivent le calendrier des séances, et une validation qui arrive juste après le conseil attend la séance suivante. Sur délégation du maire, le calendrier est plus souple : dites-nous dès le départ dans quel cas vous êtes. Nous en tirons deux conséquences pratiques : les jalons du projet sont calés sur vos dates de séance, et nous livrons par lots utilisables plutôt qu'une mise en ligne unique suspendue à une seule date.
Côté consultation, une description écrite reste le meilleur outil dont dispose une commune, même sous le seuil de dispense : décrivez les types de contenus à publier, le site actuel s'il existe, les téléservices à conserver, le niveau d'accessibilité attendu, les exigences d'hébergement, et la réversibilité. Sur les critères, une pondération qui accorde un poids réel à la facilité de mise à jour protège mieux la commune qu'un classement au seul prix, au risque de devoir refaire le site avant l'heure. Les seuils, les procédures et les mentions obligatoires relèvent de votre service des marchés ou de votre centre de gestion : c'est à eux de trancher.
Une agence à Dijon, une commune n'importe où en France : tout se traite par écrit
Go To Agency est installée au 9 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon, et nous n'avons aucun autre bureau. Cela ne change rien pour vous : tout se traite par écrit, par email, que votre commune soit en Bourgogne ou à l'autre bout de la France. Aucun rendez-vous, aucun appel, aucune visioconférence, aucun déplacement. C'est une limite claire, et elle disqualifie certains projets. Elle en sert beaucoup d'autres : un secrétariat de mairie est rarement disponible sur un créneau imposé, un élu encore moins, et l'écrit permet à chacun de répondre quand il peut.
Surtout, l'écrit laisse une trace exploitable : l'arborescence validée, les arbitrages, les remarques de vérification et les textes restent retrouvables des mois plus tard, ce qui compte quand la personne qui suivait le dossier change de poste ou quand l'équipe municipale évolue. Nous répondons sous 24 heures ouvrées. Nous sommes deux et nous ne sous-traitons pas : Robin Monteiro développe le site, avec des technologies ouvertes et répandues, ce qui compte le jour où vous changez de prestataire ; Florian Loppion s'occupe du marketing et de la visibilité. Celui qui recommande une solution est celui qui écrit le code. Nos réalisations sont consultables et nommées : Chouchou Ribeyre, Au Petit Détail, LB Athletic, Mediavocats, Vectosolve. Elles relèvent du secteur privé, et nous préférons le dire plutôt que d'habiller une référence commerciale en référence publique.
Ce qui fait varier l'effort, et les cas où il faut choisir quelqu'un d'autre
Aucun prix n'est affiché ici, parce qu'un site public se chiffre après lecture de l'existant. Ces variables sont peu nombreuses, et vous pouvez les estimer vous-même : le volume d'archives à reprendre, qui n'a rien à voir entre une commune qui publie en ligne depuis peu et un fonds accumulé au fil des mandats ; l'état des fichiers déjà publiés, parce qu'un document numérisé de travers ne devient pas accessible par magie ; le nombre de communes concernées pour une intercommunalité ou un syndicat, qui multiplie les gabarits et les droits de publication ; les téléservices déjà en place à conserver ou à raccorder ; la disponibilité des textes ; et la reprise d'un site existant, avec ses accès à récupérer, son contenu à exporter et ses redirections à préparer.
Restent les cas où nous ne sommes pas le bon interlocuteur : le savoir tout de suite fait gagner du temps. Si votre consultation impose des réunions de suivi en présentiel, une présentation devant le conseil ou une assistance téléphonique, notre fonctionnement ne convient pas. Si vous cherchez un logiciel métier, état civil, cimetière, instruction du droit des sols ou facturation périscolaire, ce n'est pas notre domaine : ces outils relèvent d'éditeurs spécialisés. Si votre cahier des charges exige des effectifs ou des astreintes qu'une équipe de deux personnes ne peut pas fournir, nous vous le dirons dès la lecture, sans attendre la fin de la procédure.